Fraiseuse cincinnati PF25 : fiche technique

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Dans de nombreux ateliers de mécanique générale, la fraiseuse-perceuse Cincinnati PF25 reste une référence dès qu’il s’agit d’usinage polyvalent sur une machine compacte mais rigide. Entre la robustesse de sa conception « à l’ancienne » et la précision obtenue sur l’acier, l’aluminium ou la fonte, cette PF25 occupe encore une place à part sur le marché de l’occasion. Si vous cherchez une machine capable de percer, fraiser, surfacer et réaliser des pièces unitaires ou petites séries, tout en restant facile à installer dans un petit atelier, son étude détaillée mérite votre attention. Comprendre sa fiche technique, ses capacités réelles et ses limites vous aidera à choisir le bon exemplaire, à le remettre en état dans les règles de l’art et à tirer le meilleur parti de ses possibilités en usinage conventionnel.

Présentation générale de la fraiseuse cincinnati PF25 et usages en atelier de mécanique générale

La Cincinnati Milacron PF25 est une perceuse-fraiseuse universelle de gabarit moyen, conçue pour l’usinage de précision. Par rapport à une simple perceuse à colonne, la présence d’une table croisée, d’une tête orientable et d’une broche cône SA30 ou CM3 transforme la machine en véritable petite fraiseuse de production ou de prototypage. Avec une capacité de perçage dans l’acier de l’ordre de 25 mm et une capacité de fraisage autour de 35 mm, la PF25 couvre une grande partie des besoins en maintenance, armurerie, modélisme, coutellerie ou mécanique de précision.

Dans un atelier de mécanique générale, la PF25 sert souvent de machine polyvalente d’appoint. Vous pouvez l’utiliser pour réaliser des perçages précis, des lamages, du contournage léger, du surfaçage de petites pièces, ou encore pour ajuster un logement de clavette ou une rainure en T. Sa conception en fonte, avec une colonne massive et une tête rigide, lui donne une stabilité appréciable malgré un encombrement limité, typiquement autour de 1100 × 1050 × 1800 mm pour près de 250 à 300 kg.

De nombreuses PF25 encore en service ont été modernisées avec variateur de fréquence, DRO numérique ou dispositifs de sécurité au standard CE. Ce caractère facilement « rétrofitable » explique en partie la cote élevée de ces machines sur le marché d’occasion, où une Cincinnati PF25 en bon état se négocie fréquemment entre 2000 et 3000 € HT, selon l’outillage fourni et l’état mécanique.

Caractéristiques techniques complètes de la cincinnati PF25 (course, capacités, normes)

Dimensions de la table, rainures en T et capacité d’usinage de pièces sur cincinnati PF25

Suivant les variantes et les sources, la Cincinnati PF25 est équipée d’une table croisée dont les dimensions typiques se situent entre 660 × 248 mm et 780 × 300 mm. Une configuration courante en atelier présente une table de 240 × 600 mm utile, ce qui offre un bon compromis entre compacité et capacité de bridage. Cette surface permet d’installer un étau de fraisage standard de 100 à 125 mm et de conserver encore de la place pour les butées ou un montage de bridage spécifique.

La table comporte généralement 4 rainures en T de 12 mm de largeur, au pas adapté aux accessoires conventionnels. Pour vous, cela signifie la possibilité de brider sans difficulté des pièces jusqu’à 250–300 mm de long, voire davantage si la pièce dépasse légèrement de la table en restant correctement tenue. En pratique, la capacité d’usinage de pièces sur Cincinnati PF25 couvre la plupart des opérations de petites et moyennes dimensions rencontrées en réparation, prototypage ou petite production.

Courses X, Y, Z, hauteur sous broche et enveloppe de travail de la PF25

Les courses utiles sont un point central de la fiche technique de la Cincinnati PF25. Selon les versions, les valeurs suivantes sont fréquemment rencontrées :

Paramètre Valeur typique PF25
Course X (longitudinale) 400 à 470 mm
Course Y (transversale) 150 à 500 mm (selon modèle/table)
Course fourreau Z 130 à 150 mm
Distance broche / table environ 175 à 430–465 mm

La combinaison de la descente du fourreau (course de perçage), du réglage en hauteur de la tête et du déplacement vertical de la table offre une enveloppe de travail confortable pour une fraiseuse de cette taille. Vous pouvez usiner des pièces relativement hautes, tout en utilisant des outils longs comme des forets de 19–25 mm ou des fraises deux tailles de grand diamètre. La hauteur sous broche maximale autour de 415–430 mm permet aussi l’utilisation de dispositifs comme diviseurs horizontaux de petite taille sans perdre trop de course utile.

Vitesses de broche, gamme de rotation et type de cône porte-outil (CM, SA, ISO) sur PF25

La broche de la PF25 est généralement entraînée par un système variomatique offrant un réglage progressif de la vitesse. Les fiches techniques mentionnent des plages de 85 à 3800 tr/min, ou 150 à 5000 tr/min pour certaines versions. Deux gammes mécaniques combinées à la variation continue permettent de couvrir aussi bien le perçage de gros diamètres à faible vitesse que le fraisage avec de petites fraises HSS ou carbure monobloc à vitesse élevée. Ce large spectre de vitesses est particulièrement utile si vous travaillez des matériaux variés, de l’inox à l’aluminium.

Côté interface d’outil, la Cincinnati PF25 est connue en deux standards principaux : cône CM3 (Morse 3) ou cône SA30 (ISO 30). La version SA30, très répandue, offre une rigidité supérieure et une meilleure tenue de l’outil en fraisage, notamment pour les fraises deux tailles ou les fraises à surfacer. La présence d’un tirant interne permet un serrage sûr des porte-pinces ou des arbres porte-fraises, ce qui réduit le risque de glissement ou de désengagement en pleine passe.

Avances automatiques, rapides et précision de positionnement sur vis et lardons

La plupart des Cincinnati PF25 du marché sont configurées pour un pilotage manuel par volants, sans avances automatiques intégrées comme sur une grosse fraiseuse Dufour ou Vernier. Les déplacements des axes X et Y se font donc à la main, avec verniers gradués. Certains modèles ou montages d’atelier peuvent cependant recevoir des systèmes d’avance additionnels, notamment des avances par motorisation auxiliaire sur la table longitudinale.

La précision de positionnement dépend alors directement de l’état des vis et des lardons. Les verniers gradués à 0,02 mm permettent une lecture fine, mais le jeu mécanique doit être maîtrisé. Sur une PF25 entretenue, le jeu axial sur vis reste généralement acceptable pour des travaux au dixième de millimètre. En cas de rachat d’une machine d’occasion, un contrôle et un réglage des lardons (grattage léger, reprise du serrage) permet souvent de retrouver une précision très correcte sans remplacement complet des vis.

Puissance moteur principal, alimentation électrique (380 V tri) et consommation de la PF25

Le moteur principal de la Cincinnati PF25 affiche typiquement une puissance de 1,25 ch (environ 0,9 kW) à 2 ch (environ 1,5 kW), alimenté en 380 V triphasé. Ce niveau de puissance est suffisant pour les opérations de perçage et de fraisage usuelles sur de l’acier mi-dur, à condition d’adapter les conditions de coupe. En régime normal, la consommation reste modérée, ce qui rend cette machine adaptée aux petits ateliers artisanaux ou aux garages équipés d’un abonnement triphasé standard de 9 à 12 kVA.

Sur de nombreux exemplaires, l’alimentation d’origine a été remplacée par un variateur de fréquence 230 V mono / 230 V tri, permettant l’utilisation de la PF25 dans un atelier ne disposant que du monophasé. Ce retrofit, très répandu sur les machines d’occasion, a deux effets : simplifier le câblage de commande et offrir une variation de vitesse encore plus souple, avec rampes d’accélération et freinage contrôlé. Un variateur correctement dimensionné (souvent 1,5 à 2,2 kW) améliore aussi la protection du moteur grâce aux fonctions électroniques de surcharge.

Cinématique de la tête de fraiseuse cincinnati PF25 et types d’usinage réalisables

Tête universelle orientable, inclinaisons possibles et fraisage en positions complexes

La tête de la Cincinnati PF25 est l’un de ses atouts majeurs. Elle est généralement orientable à gauche et à droite, avec des possibilités d’inclinaison permettant de réaliser des usinages en angle, des chanfreins ou des formes complexes sans recourir à des montages trop sophistiqués sur la table. La tête est également réglable en hauteur sur la colonne, ce qui augmente la flexibilité en termes de hauteur de pièce et de longueur d’outil.

Pour vous, cette cinématique se traduit par la possibilité de réaliser des opérations que l’on confie habituellement à une fraiseuse universelle plus imposante. Besoin d’usiner une pente sur une pièce longue, ou de percer à 45° dans un carter aluminium ? L’orientation de la tête, combinée au réglage de la table, rend cet usinage réalisable sans outillage spécial, en prenant toutefois soin de bien brider la pièce et de contrôler le réglage de l’angle avec un rapporteur ou un inclinomètre numérique.

Fraisage en bout, en opposition, en avalant et ébauche/finition sur PF25

En configuration fraiseuse, la PF25 permet d’utiliser aussi bien des fraises en bout (fraise deux tailles, fraise carbure monobloc), que des fraises trois tailles ou des outils de surfaçage. Les techniques de fraisage en opposition ou en avalant restent disponibles, avec les mêmes précautions que sur toute machine conventionnelle. Sur une PF25 en bon état, le fraisage en avalant léger, avec des jeux bien maîtrisés, peut donner une très belle qualité d’état de surface, en particulier sur l’aluminium.

Pour un travail efficace, un schéma classique consiste à réserver le fraisage en opposition et des passes plus profondes à l’ébauche, puis à passer en fraisage en avalant avec des passes de finition peu profondes (0,1–0,3 mm). Cette approche, combinée à une vitesse de rotation adaptée et à une lubrification correcte, offre des états de surface proches de ce qu’un petit centre CNC pourrait produire, tout en gardant la simplicité d’une machine manuelle.

Compatibilité avec fraises deux tailles, fraises à surfacer et fraises carbure monobloc

Grâce à son cône SA30 ou CM3, la Cincinnati PF25 accepte un vaste choix d’outils. Les combinaisons les plus fréquentes en atelier incluent :

  • fraise deux tailles HSS ou carbure monobloc montée dans un porte-pince ER32 SA30, idéale pour le fraisage de poches ou de rainures,
  • fraise à surfacer multi-dents en cône SA30, pour le surfaçage rapide de faces en acier ou aluminium,
  • arbre porte-fraise CM3 ou SA30 pour fraises-scies ou fraises trois tailles, utile pour usiner des rainures profondes ou des clavettes.

Cette compatibilité native avec des porte-outils standards rend très simple l’intégration de la PF25 dans un parc existant. Si vous travaillez déjà avec un tour équipé en CM3 ou SA30, une partie des accessoires et porte-outils peut être mutualisée, ce qui réduit le budget d’outillage initial. Le recours à des fraises carbure monobloc, de plus en plus abordables, améliore aussi nettement la productivité sur les aciers alliés.

Rigidité de la broche, roulements, jeu axial et qualité d’état de surface obtenue

La rigidité de la broche d’une Cincinnati PF25 est souvent citée comme l’un des points forts de cette machine. La conception en fonte massive de la tête et le guidage robuste du fourreau (diamètre 80–100 mm selon version) assurent une bonne tenue en charge, à condition que les roulements de broche soient en bon état. Un faible jeu axial et radial se traduit directement par un meilleur état de surface et une durée de vie accrue des outils de coupe.

Sur une machine d’occasion, un contrôle minutieux de ce jeu s’impose. En saisissant un outil monté en broche et en exerçant une légère traction radiale, le jeu ressenti doit être quasi imperceptible. En présence de vibrations, de bruit anormal à haut régime ou de traces de chauffe, un remplacement des roulements s’impose. Même si cette opération représente un coût (souvent quelques centaines d’euros en pièces et main-d’œuvre), le gain de rigidité et de précision justifie largement l’investissement sur le long terme, surtout pour un usage intensif.

Usinage de matériaux spécifiques : aciers alliés, inox, aluminium et fonte sur PF25

La Cincinnati PF25 se montre à l’aise sur un large panel de matériaux. Pour les aciers doux et mi-durs (type C45), une fraise HSS bien affûtée, une vitesse de coupe modérée (20–30 m/min) et une lubrification correcte suffisent pour des passes de quelques millimètres en ébauche. Sur les aciers alliés ou les inox austénitiques, des fraises carbure monobloc avec micro-lubrification ou arrosage classique permettent d’augmenter la productivité tout en limitant l’usure.

Sur l’aluminium, la large plage de vitesses de la broche (jusqu’à 3800–5000 tr/min) devient un avantage majeur. En utilisant des fraises spécifiques pour l’alu, avec des goujures polies et un nombre de dents réduit, il est possible d’obtenir des états de surface quasi-miroir en finition. La fonte se travaille également très bien sur PF25, avec des conditions de coupe adaptées et en veillant à protéger les glissières de la poussière abrasive, par des soufflages fréquents et un nettoyage rigoureux après usinage.

Systèmes de commande, lecture et accessoires d’origine de la cincinnati PF25

Volants manuels, verniers gradués et précision de lecture au centième de millimètre

La commande des axes sur Cincinnati PF25 repose sur des volants manuels associés à des verniers gradués fines. Les graduations au 1/100 mm sur X et Y, combinées à un pas de vis adapté, autorisent une mise à la cote précise, même pour des opérations de mécanique de précision. Bien sûr, la répétabilité réelle dépend de l’usure des vis et du soin apporté à la prise de jeu avant déplacement, mais pour un opérateur expérimenté, des tolérances au centième sur de courtes distances restent réalistes.

Pour un utilisateur qui débute, l’apprentissage de la compensation du jeu est une étape essentielle. Un bon réflexe consiste à toujours approcher la cote dans le même sens de rotation du volant, en notant mentalement la valeur de rattrapage nécessaire. Cette habitude simple améliore considérablement la précision globale de la machine, même sans système de lecture numérique.

Montage d’une DRO numérique (sino, heidenhain) sur cincinnati PF25 et amélioration de la répétabilité

De nombreux possesseurs de Cincinnati PF25 choisissent d’installer une DRO (Digital ReadOut) de marque Sino, Heidenhain ou équivalent. Le montage d’une DRO 2 ou 3 axes sur PF25 est relativement simple : une règle linéaire sur X, une sur Y, et éventuellement une sur Z (table ou fourreau). Les kits sont aujourd’hui abordables, avec des prix souvent inférieurs à 500 € pour une solution 3 axes de qualité correcte.

Le gain en productivité et en fiabilité des cotes est considérable. Vous pouvez travailler en coordonnées absolues ou relatives, mémoriser des positions, et éliminer la difficulté liée au rattrapage du jeu sur vis. Pour des séries de pièces ou des usinages comportant plusieurs opérations coordonnées, une DRO transforme la PF25 en véritable machine de précision, proche par certains aspects d’une commande numérique simplifiée, tout en conservant l’intuition et le contrôle direct de l’usinage manuel.

Étaux de fraisage, brides de serrage, diviseurs horizontaux/verticaux compatibles PF25

La compatibilité de la Cincinnati PF25 avec les accessoires standards en fait une plateforme idéale pour un atelier polyvalent. Un étau de fraisage de 100 à 125 mm, avec base orientable si possible, couvre déjà une grande partie des besoins. Les coffrets de brides et écrous en T adaptés aux rainures de 12 mm permettent de brider des pièces de formes variées, de la simple platine aux montages plus complexes sur cales et parallèles.

Pour les opérations plus avancées, la PF25 accepte très bien des diviseurs horizontaux/verticaux de taille moyenne. La réalisation de dentures simples, de trous répartis sur un cercle ou de pans plats sur un axe devient alors possible. En planifiant bien les montages et les dégagements, la machine autorise des usinages étonnamment précis pour sa taille, ce qui en fait un excellent outil pour la formation ou les projets techniques ambitieux.

Système de lubrification par pompe d’arrosage, bain d’huile et circuit de liquide de coupe

Certaines Cincinnati PF25 sont équipées d’un système d’arrosage intégré, avec pompe 24 V, bac de récupération et circuit de liquide de coupe. Ce type de dispositif améliore nettement la durée de vie des outils en usinage intensif, notamment sur les aciers alliés et l’inox, où la chaleur doit être maîtrisée pour préserver le tranchant. Sur une machine d’occasion, la remise en état de ce circuit (nettoyage du bac, remplacement de la pompe si nécessaire, contrôle des flexibles) est un investissement modeste par rapport aux bénéfices obtenus.

En l’absence de système intégré fonctionnel, des solutions alternatives existent : micro-lubrification par brumisation, arrosage portatif avec pompe autonome, voire lubrification manuelle pour les opérations ponctuelles. La PF25, grâce à son bâti en fonte et à ses carters, accepte généralement bien ces adaptations, à condition de protéger correctement les parties sensibles (vis, lardons, roulements) contre les projections et les copeaux.

Carters, protections et dispositifs de sécurité conformes aux exigences CE en rétrofit

Sur le plan de la sécurité, les Cincinnati PF25 d’origine ne sont évidemment pas au standard CE actuel, surtout pour des machines fabriquées avant les années 1990. Pour une utilisation professionnelle ou en atelier partagé, un rétrofit des protections s’impose. Cela inclut souvent : carter transparent articulé sur la broche ou le mandrin, capotage des courroies et poulies, arrêt d’urgence bien accessible, et éventuellement dispositif de verrouillage des portes de carter.

Le coût de ces mises à niveau reste raisonnable si vous êtes capable de fabriquer une partie des carters en interne. L’objectif n’est pas de transformer la PF25 en centre CNC blindé, mais de réduire les risques évidents pour l’opérateur. Un interrupteur général verrouillable, un arrêt coup de poing en façade et une signalisation claire des organes de commande constituent déjà un pas important vers une utilisation sécurisée au quotidien.

Sur une Cincinnati PF25 bien réglée, associée à des dispositifs de sécurité adaptés, la productivité et la sécurité atteignent un niveau tout à fait compatible avec les exigences d’un atelier moderne, même si la machine reste totalement conventionnelle.

Comparaison technique cincinnati PF25 avec d’autres fraiseuses conventionnelles (vernier, alcera, dufour)

Face à des fraiseuses plus lourdes comme les Vernier, Alcera ou Dufour, la Cincinnati PF25 se positionne clairement comme machine de gabarit inférieur, mais avec un excellent rapport compacité/capacité. Une Dufour traditionnelle, avec banc horizontal et tête universelle, dépasse facilement la tonne et offre des capacités de passes très supérieures, mais au prix d’un encombrement et d’une logistique de mise en place sans commune mesure. La PF25, avec ses 250–300 kg, reste déplaçable avec un transpalette et transportable sur un véhicule utilitaire équipé d’un hayon.

En termes de précision pure, sur des pièces de petite dimension, une PF25 bien entretenue peut rivaliser avec des machines plus imposantes. La rigidité locale de la tête, la qualité des glissières et l’état des vis jouent alors un rôle plus important que la masse totale. Là où une Vernier ou une Alcera gardera un avantage, c’est sur les passes lourdes en ébauche, la productivité en série et la tenue d’angle sur de très grandes pièces. Pour un atelier polyvalent ou un indépendant, la PF25 offre souvent un meilleur compromis, surtout si l’espace au sol est limité.

La Cincinnati PF25 n’est pas une rivale des grandes fraiseuses de production, mais une alliée polyvalente, capable de précisions élevées là où la souplesse d’utilisation et la compacité priment sur la puissance brute.

Points de contrôle à l’achat, entretien préventif et pièces de rechange pour PF25 d’occasion

L’achat d’une fraiseuse Cincinnati PF25 d’occasion mérite une check-list rigoureuse. Les points de contrôle prioritaires incluent : état de la broche (jeu, bruit, chauffe), glissières de table (présence de marques, grippage, usure en cuvette), jeu sur vis et écrous, état du système variomatique (poulies, courroies, variation fluide), intégrité de la colonne et absence de fissures sur le bâti. Un examen visuel des carters, des commandes et du câblage électrique permet aussi d’évaluer le sérieux de l’entretien passé.

Pour l’entretien préventif, quelques gestes simples prolongent grandement la durée de vie de la PF25 :

  • graissage et huilage réguliers des glissières, vis et paliers selon un plan de lubrification défini,
  • contrôle périodique de la tension des courroies et de l’état des poulies variomatic,
  • nettoyage systématique des copeaux et de la poussière de fonte, en particulier autour des lardons et des vis.

Les pièces de rechange courantes (roulements, courroies, contacteurs, moteurs triphasés standard, variateurs) restent largement disponibles sur le marché, souvent auprès de fournisseurs génériques plutôt que du constructeur d’origine. Les éléments plus spécifiques, comme certaines manivelles, verniers ou composants de tête, peuvent demander un peu plus de recherche ou de re-fabrication en interne, mais la simplicité mécanique de la PF25 facilite ces opérations. Pour un mécanicien outilleur soigneux, cette machine représente ainsi un investissement durable, capable de rester productive pendant plusieurs décennies supplémentaires.

Avec une stratégie d’entretien préventif cohérente, une Cincinnati PF25 d’occasion peut encore assurer 20 à 30 ans de service fiable, tout en restant économiquement très compétitive face à des fraiseuses neuves d’entrée de gamme.

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