Le tour Celtic 12 occupe une place à part dans les ateliers de mécanique générale, de maintenance industrielle et de restauration de pièces. Compact mais robuste, précis sans être fragile, il reste aujourd’hui l’un des tours conventionnels les plus recherchés sur le marché de l’occasion. Que vous prépariez un bac pro M.E.I., que vous équipiez un atelier de prototypage ou que vous cherchiez une machine fiable pour des petites séries, ce tour centre offre un rapport taille/performances particulièrement intéressant. Son architecture simple, sa nomenclature très pédagogique et la disponibilité de pièces en font un excellent support de formation autant qu’un véritable outil de production.
Au-delà de la nostalgie des machines « à l’ancienne », le Celtic 12 répond encore aux exigences actuelles : usinage de petites pièces de précision, axes pour robots, bagues de guidage ou filetages pour circuits hydrauliques modernes. Sa hauteur de pointe de 155 mm, son diamètre au-dessus du banc de 305 mm et une gamme de vitesses de 35 à 1 500 tr/min lui permettent de couvrir un large spectre de matériaux et de conditions de coupe. Pour un atelier qui veut rester souple, capable de passer rapidement d’un prototype à une pièce de rechange, ce tour conventionnel reste une valeur sûre.
Présentation générale du tour celtic 12 : usage, architecture et gamme de machines compatibles
Le tour Celtic 12 est un tour parallèle conventionnel, de type tour à vis-mère, conçu par Mondiale comme une machine polyvalente de petite à moyenne capacité. Avec une distance entre-pointes typique de 500 à 850 mm selon les versions, il se positionne entre les petits tours d’établi et les grosses machines d’atelier. Son architecture repose sur un banc prismatique en fonte, une broche à alésage de 28 mm, un trainard robuste et une boîte d’avances permettant le filetage métrique et impérial. Cette conception en fait un tour idéal pour la formation, la maintenance, mais aussi pour des petites productions en série.
Dans une gamme de machines compatibles, le Celtic 12 se retrouve souvent aux côtés de modèles tels que les Celtic 14, Celtic 20 ou encore des tours d’autres marques comparables. De nombreux centres de formation utilisent sa Nomenclature – Tour – Celtic NOMS DES PIèCES comme base pédagogique pour aborder les organes d’un tour conventionnel : poupée fixe, vis mère, barre de chariotage, embrayages, lunettes, etc. Pour un utilisateur, cela signifie une excellente documentation, une identification claire des pièces et une maintenance facilitée. Le marché de l’occasion reflète cette popularité : plusieurs dizaines de Celtic 12 d’occasion sont régulièrement proposés en Europe, avec des configurations variées (mandrins, lunettes, équipements électriques 220 V ou 380 V).
Caractéristiques mécaniques du tour celtic 12 : banc, broche, vis mère et trainard
Banc prismatique du celtic 12 : géométrie, trempe par induction et rigidité en usinage lourd
Le banc du Celtic 12 est de type prismatique, réalisé en fonte grise, avec glissières trempées par induction sur de nombreuses versions. Cette géométrie en prismes croisés procure une excellente résistance au flambage et à la torsion, essentielle pour conserver la précision sur la longueur entre-pointes. Avec un diamètre au-dessus du banc de 305 mm, le banc supporte sans difficulté des pièces de plusieurs dizaines de kilos dans la limite de ses 550 kg de poids machine, tout en gardant une bonne stabilité dynamique.
La trempe par induction des glissières améliore nettement la durée de vie en cas d’usinage lourd ou de fréquents changements de position de chariot. Sur un tour d’occasion, un contrôle de l’usure au niveau de la zone proche du mandrin permet d’évaluer rapidement la santé du banc. Pour un usage intensif en atelier de maintenance, ce type de banc prismatique reste un atout majeur, notamment pour des usinages de portée de roulement, d’arbres ou de portées cylindriques longues où la rectitude est cruciale.
Broche du tour celtic 12 : nez de broche (type camlock), alésage, roulements et précision de rotation
La broche du Celtic 12 offre un alésage de 28 mm, ce qui permet de passer des barres de diamètre moyen, largement suffisant pour beaucoup d’applications de tournage de pièces mécaniques classiques. Les versions documentées indiquent un nez de broche de type MK4 ou compatibles Camlock sur certaines séries, ce qui facilite le montage rapide de mandrins trois mors, quatre mors ou plateaux de reprise. Cette interface standardisée s’avère très pratique si vous devez alterner souvent entre serrage concentrique et excentrique.
Les roulements de broche, dimensionnés pour une vitesse de rotation de 35 à 1 500 tr/min, assurent une bonne précision de rotation, généralement de l’ordre de quelques centièmes de millimètre au nez de broche sur une machine en bon état. Dans un contexte de production légère, cela suffit pour des tolérances de l’ordre du centième sur de nombreuses pièces. Un contrôle régulier du jeu et de la température des roulements fait partie des bonnes pratiques de maintenance préventive, en particulier si la machine tourne en continu plusieurs heures par jour.
Vis mère, barre de chariotage et boîte d’avances : pas métriques/impériaux et polyvalence en filetage
Le Celtic 12 est équipé d’une vis mère dédiée au filetage et d’une barre de chariotage pour les avances longitudinales et transversales automatiques. Ce découplage des fonctions limite l’usure de la vis mère, un point clé si vous utilisez souvent les avances automatiques en ébauche. La boîte d’avances permet de sélectionner de nombreux pas métriques et impériaux, ce qui rend ce tour très polyvalent pour un atelier amené à reprendre des pièces d’origine variée : raccords hydrauliques, éléments de machines allemandes, anglaises ou américaines.
Pour un utilisateur, la possibilité de réaliser sans accessoires supplémentaires des pas courants en métrique (M) et en pouces (UNF, BSP, etc.) représente un gain de temps et une flexibilité appréciable. La nomenclature pédagogique du Celtic 12 met d’ailleurs bien en valeur les engrenages, lyre de filetage et sélecteurs de la boîte d’avances, ce qui aide énormément les étudiants en bac pro M.E.I. à comprendre le cheminement cinématique entre la broche et la vis mère.
Trainard, transversal et petit chariot : glissières, lardons de réglage et rattrapage de jeu
Le trainard du tour Celtic 12 se déplace sur les glissières prismatiques du banc, avec un système de lardons réglables permettant un rattrapage de jeu progressif. Le chariot transversal et le petit chariot utilisent également des glissières avec lardons, ce qui autorise un réglage fin pour garantir la douceur de mouvement sans jeu perceptible. Un bon réglage de ces éléments conditionne directement la qualité de surface obtenue, en particulier sur les petits diamètres et les portées de précision.
Sur une machine d’occasion, quelques heures consacrées au nettoyage, au grattage léger et au réglage des lardons peuvent transformer la sensation de conduite. Le trainard du Celtic 12 est conçu pour accepter un tourelle porte-outils rapide de type Multifix, mentionné dans plusieurs annonces de machines. Cet équipement améliore grandement la productivité si vous enchaînez différentes opérations d’usinage sur une même pièce : dressage, chariotage, filetage et tronçonnage.
Groupe motopropulseur du celtic 12 : moteur, boîte de vitesses et transmission
Moteur électrique triphasé du celtic 12 : puissance (CV/kW), régime nominal et alimentation 230/400 V
Le Celtic 12 est généralement équipé d’un moteur électrique triphasé d’environ 1 kW, soit un peu plus de 1,3 CV, alimenté le plus souvent en 380 V – 50 Hz. Certaines versions mentionnent une alimentation possible en 220 V triphasé, parfois via un autotransformateur ou un variateur de fréquence. Cette puissance peut sembler modeste comparée aux gros tours, mais elle reste parfaitement adaptée à un diamètre au-dessus du banc de 305 mm et à des vitesses de coupe compatibles avec l’usinage d’aciers et d’alliages légers.
Dans beaucoup d’ateliers, la migration vers des variateurs de fréquence est devenue une tendance forte depuis 2018, avec une croissance de plus de 20 % par an des ventes de variateurs pour machines-outils conventionnelles. Adapter un Celtic 12 à un moteur commandé par variateur permet de bénéficier d’un démarrage progressif, d’une variation continue de vitesse et d’une meilleure protection contre les surcharges. Pour un utilisateur exigeant, ce type de modernisation peut prolonger la vie de la machine de plusieurs décennies.
Boîte de vitesses de broche : étagement des vitesses, changement de gamme et couple disponible
La boîte de vitesses de broche du Celtic 12 offre un étagement de 16 vitesses, de 35 à 1 500 tr/min. Cet éventail couvre les vitesses basses nécessaires aux aciers durs ou aux gros diamètres, jusqu’aux régimes plus élevés adaptés à l’usinage de l’aluminium ou de petits axes. Le changement de gamme se fait par leviers, avec parfois une combinaison de pignons et de courroies, solution classique mais efficace pour un tour conventionnel.
Le couple disponible en bas régime permet de réaliser des passes d’ébauche correctes sur des diamètres de 100 à 150 mm dans l’acier, avec des profondeurs de passe raisonnables pour une machine de ce gabarit. Une boîte bien entretenue, avec un niveau d’huile contrôlé et des vidanges périodiques, garantit une longévité élevée des engrenages. Il est fréquent de voir des Celtic 12 fonctionnant encore correctement après plus de 40 ans de service, ce qui illustre la robustesse de ce groupe motopropulseur.
Transmission par courroies et accouplements : réduction des vibrations et entretien préventif
Entre le moteur et la broche, la transmission fait intervenir un système de courroies et d’accouplements mécaniques. Les courroies jouent un rôle d’amortisseur de chocs et de limiteur de couple, protégeant les engrenages de la boîte en cas de blocage brutal de l’outil. Elles contribuent aussi à la réduction des vibrations, un aspect crucial pour la qualité de surface et pour le confort de l’opérateur. Une courroie en bon état améliore nettement la fiabilité globale du tour.
L’entretien préventif est simple : contrôle régulier de la tension, inspection visuelle pour détecter les craquelures, remplacement périodique selon le nombre d’heures de fonctionnement. Dans un usage intensif, un remplacement tous les 3 à 5 ans reste une valeur réaliste. Pour un atelier de maintenance, garder un jeu de courroies de rechange en stock évite une immobilisation coûteuse. Ce type de transmission reste facile à diagnostiquer et à réparer, même pour un technicien débutant.
Frein de broche, inversion de rotation et dispositifs de sécurité intégrés
De nombreux Celtic 12 sont équipés d’un frein de broche mécanique ou électrique, permettant un arrêt rapide de la rotation après relâchement de la commande. Cette fonctionnalité améliore la sécurité, notamment pour des opérations répétitives de filetage ou de tronçonnage. L’inversion de rotation, indispensable pour certains filetages ou pour le taraudage, se fait via le pupitre de commande ou par inverseur mécanique selon les versions.
Les dispositifs de sécurité modernes intégrés lors de rénovations incluent souvent un arrêt d’urgence à coup de poing, des carters de protection sur le mandrin, voire des écrans de protection transparents. La réglementation européenne sur les machines remises en service a fortement évolué depuis 2009, poussant de nombreux ateliers à moderniser ces protections. Un Celtic 12 correctement remis en conformité offre ainsi un bon compromis entre sécurité, ergonomie et conservation de l’architecture d’origine.
Capacités d’usinage du tour celtic 12 : passes, diamètres et types de matériaux
Hauteur de pointe, diamètre admissible au-dessus du banc et au-dessus du trainard
Avec une hauteur de pointe de 155 mm, le Celtic 12 accepte un diamètre maximum de 305 mm au-dessus du banc. Au-dessus du chariot, le diamètre admissible descend généralement autour de 170 à 185 mm selon les sources, ce qui reste très confortable pour la plupart des pièces d’atelier de mécanique générale. Ces capacités dimensionnelles couvrent la majorité des besoins en axes, poulies, bagues et petites brides rencontrés en maintenance industrielle.
Dans un contexte de formation, cet encombrement raisonnable permet à un élève de se familiariser avec les problèmes de porte-à-faux, de rigidité et de vibrations sans manipuler des pièces démesurées. Pour un artisan ou un préparateur automobile, ce diamètre est suffisant pour des tambours de frein, des moyeux, des bagues de roulement ou des pièces de restauration de véhicules anciens. La polyvalence dimensionnelle reste l’un des atouts majeurs de ce tour.
Longueur entre-pointes, entretoises et possibilités de tournage long (arbres, vérins)
La distance entre-pointes typique du Celtic 12 se situe entre 500 et 850 mm selon la configuration. Cela autorise le tournage d’arbres, de tiges de vérins hydrauliques, de vis sans fin de longueur moyenne ou de pièces d’automobile telles que des arbres secondaires de boîte. Pour les utilisations nécessitant des portées plus longues, certains utilisateurs recourent à des entretoises ou à des montages en mandrin plus lunette fixe, ce qui demande toutefois une bonne maîtrise des techniques de supportage.
Pour un atelier cherchant à combiner usinage de pièces courtes et de pièces allongées, le Celtic 12 offre un bon compromis encombrement/capacité. Des études récentes sur les ateliers de maintenance montrent que plus de 70 % des arbres usinés en dépannage mesurent moins de 600 mm, ce qui place ce tour exactement dans la zone de besoin la plus fréquente. L’utilisation judicieuse des pointes tournantes et des lunettes permet alors de tirer pleinement parti de cette longueur entre-pointes.
Types de matériaux usinables : aciers alliés, inox 316L, alu 7075, laiton et plastiques techniques
Le tour Celtic 12 peut usiner une large gamme de matériaux, à condition d’adapter les paramètres de coupe et les outils. Les aciers alliés classiques, les aciers doux, les aciers prétraités jusqu’à environ 110–120 kg/mm² restent dans sa zone de confort, à condition de choisir des profondeurs de passe raisonnables. Pour l’inox 316L, le choix de plaquettes carbure adaptées et de vitesses de coupe limitées permet de conserver de bons états de surface.
Sur des matériaux plus « doux » comme l’aluminium 7075, le laiton ou les plastiques techniques (POM, PA6, PEHD), le Celtic 12 se montre très agréable, avec des vitesses de rotation plus élevées dans la plage 800–1 500 tr/min. Comme pour tout tour conventionnel, la qualité des outils, le réglage de la hauteur de pointe et la rigidité de montage influencent directement le résultat. Un opérateur expérimenté tire ainsi des performances étonnantes d’une machine pourtant compacte.
Exemples d’usinages typiques : axes, bagues, filetages pour raccords hydrauliques et pièces de restauration auto
Dans la pratique, le Celtic 12 se retrouve sur des opérations très variées. Un premier exemple fréquent concerne l’usinage d’axes : arbres de convoyeurs, axes de pivot, axes de roues pour véhicules de collection. Un deuxième type d’usinage typique est la réalisation de bagues de guidage ou de bagues d’usure en bronze ou en laiton. Avec un mandrin trois mors de Ø 160 mm, le serrage de ces pièces reste simple et rapide.
Le filetage pour raccords hydrauliques, pneumatiques ou pour tubes de vapeur fait également partie des applications courantes, notamment grâce à la possibilité de passer des barres de 28 mm dans l’alésage de broche. Pour un passionné de restauration automobile, la possibilité de refaire un axe introuvable sur le marché, de réaléser un tambour et de tourner une bague de réparation rend ce tour extrêmement précieux. Dans ces situations, le Celtic 12 joue un rôle comparable à celui d’un couteau suisse dans un atelier : compact, toujours utile, rarement dépassé.
Équipements et options du tour celtic 12 : mandrins, lunettes et accessoires spécialisés
Les équipements d’origine du Celtic 12 incluent le plus souvent un mandrin trois mors de 160 mm, parfois complété par un mandrin quatre mors indépendants pour les pièces excentrées ou non cylindriques. La tourelle porte-outils d’origine peut être remplacée par un système rapide type Multifix, très apprécié pour la répétabilité des hauteurs d’outil et le gain de temps en changement d’opération. Certains modèles d’occasion sont vendus avec « beaucoup d’outils », ce qui peut représenter une valeur importante par rapport au prix de la machine seule.
Les lunettes fixes et lunettes à suivre constituent des accessoires essentiels pour le tournage d’arbres longs ou de pièces fines. Sur le marché de l’occasion, il est fréquent de trouver des Celtic 12 dépourvus de ces éléments, ce qui justifie de prévoir un budget pour en fabriquer ou en adapter. D’autres options courantes incluent :
- Un traînard équipé d’une règle de mesure digitale pour faciliter l’usinage de précision.
- Des plateaux de reprise pour le tournage de flasques ou de disques de grand diamètre.
- Des pointes tournantes de haute précision pour limiter l’échauffement sur les pièces longues.
- Des brides et mors doux pour la reprise de pièces déjà usinées.
Une documentation complète, comme la Nomenclature – Tour – Celtic NOMS DES PIèCES, facilite grandement l’identification de ces accessoires et leur remplacement ou adaptation. Pour un atelier qui souhaite standardiser ses équipements, ce type de machine reste donc relativement facile à intégrer à un parc existant.
Commandes, ergonomie et sécurité opérateur sur un celtic 12 en atelier
L’ergonomie d’un Celtic 12 reflète la philosophie des tours conventionnels européens de la seconde moitié du XXᵉ siècle : commandes mécaniques directes, leviers clairement identifiés, et une disposition logique des organes. Les volants longitudinal, transversal et du petit chariot tombent bien sous la main, réduisant la fatigue lors des opérations prolongées. Pour un opérateur débutant, cette ergonomie « intuitive » facilite l’apprentissage des gestes, à condition d’être bien encadré sur les règles de sécurité.
Les commandes de mise en marche, d’arrêt et d’inversion de rotation sont regroupées sur un pupitre simple, parfois modernisé avec un variateur ou un arrêt d’urgence récent. Les statistiques d’accidentologie en atelier montrent que plus de 30 % des incidents sur tours conventionnels sont liés à des vêtements ou des gants happés par le mandrin. Un Celtic 12 correctement équipé d’écrans de protection, de carters et d’une signalisation claire réduit significativement ce risque. L’ajout de dispositifs modernes, comme des barrières immatérielles ou des arrêts d’urgence supplémentaires, reste une bonne pratique pour un usage intensif.
Une machine bien entretenue, équipée de protections adaptées et utilisée par un opérateur formé, offre un niveau de sécurité bien supérieur à une machine plus moderne mais mal configurée.
Pour l’ergonomie, des améliorations simples comme l’éclairage LED local de la zone de travail, un rangement d’outils proche et une hauteur de machine adaptée à l’utilisateur permettent de gagner en confort et en efficacité. Un tour Celtic 12 devient alors un véritable poste de travail optimisé, et non un simple « vieux tour » relégué au fond de l’atelier. L’expérience montre qu’un opérateur à l’aise sur ce type de machine gagne rapidement en productivité et en qualité d’usinage.
Comparaison du celtic 12 avec d’autres tours conventionnels (de vallière H130, ernault HN, cazeneuve HBX)
Face à des références comme le De Vallière H130, l’Ernault HN ou le Cazeneuve HBX, le Celtic 12 occupe une place intermédiaire. Le De Vallière H130, souvent plus léger, est très apprécié en atelier de prototypage et en formation pour sa douceur d’utilisation, mais offre parfois une capacité légèrement inférieure en termes de diamètre et de rigidité. L’Ernault HN, à l’inverse, se positionne sur un segment plus lourd, avec des capacités plus importantes mais un encombrement supérieur, ce qui ne convient pas à tous les ateliers.
| Modèle | Diamètre au-dessus du banc | Entre-pointes typique | Puissance moteur |
|---|---|---|---|
| Celtic 12 | 305 mm | 500–850 mm | ≈ 1 kW |
| De Vallière H130 | 260–280 mm | 500–800 mm | 0,75–1,5 kW |
| Ernault HN | 350–500 mm | 750–1 500 mm | 3–7,5 kW |
Le Cazeneuve HBX, quant à lui, représente une classe à part avec sa boîte hydraulique et son architecture très avancée pour un tour conventionnel. Sur le plan de la précision et du confort de filetage, il surpasse généralement le Celtic 12, mais son coût d’entretien et de réparation est plus élevé, en particulier pour les versions plus anciennes. Pour un budget limité, un Celtic 12 bien rénové peut offrir un bien meilleur ratio coût/performance, en particulier si votre priorité est l’usinage de pièces unitaires et de petites séries.
Le choix entre un Celtic 12, un H130, un HN ou un HBX dépend moins de la « meilleure machine » absolue que de l’adéquation entre la machine et le profil d’usinage de l’atelier.
Pour un atelier de maintenance généraliste, le Celtic 12 s’impose souvent comme une solution équilibrée : suffisamment rigide pour encaisser des usinages sérieux, assez compact pour s’intégrer dans un espace réduit, et doté d’une documentation pédagogique très utile pour la formation continue des techniciens. Si vous travaillez beaucoup sur des arbres de grandes longueurs ou des pièces lourdes, un Ernault HN ou un Cazeneuve HBX offrira davantage de capacités, mais au prix d’un investissement et d’un encombrement plus importants.
En pratique, de nombreux ateliers combinent un tour de type Celtic 12 avec une machine plus grosse ou plus moderne, ce qui permet de choisir à chaque fois l’outil le plus adapté. Le Celtic 12 devient alors la machine de référence pour les tâches quotidiennes, les protos rapides, les réparations improvisées et les opérations pédagogiques. Dans cette configuration, ce tour conventionnel prouve encore aujourd’hui que sa conception, bien que datée, reste en phase avec les besoins concrets des ateliers de mécanique et de maintenance industrielle modernes.
